10 stratégies de manipulation médiatique

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Distraction
La distraction consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants. Par exemple, en l’inondant de nouvelles qui distrait et informe sur des questions banales ou au moins, moins pertinentes socialement.

Le but est de distraire et de garder l’esprit des personnes occupé. De cette façon, les individus finissent par se laisser mener par ce que proposent ces moyens de communication. Ils arrêtent de se poser des questions dans la mesure où certaines informations ne sont pas divulguées et finissent par en oublier les véritables problèmes sociaux.

Problème – Réaction – Solution
Cette méthode équivaut à lancer un « poisson-pilote » en politique. Autrement dit, il s’agit de tester la population en diffusant des rumeurs ou des idées pour évaluer comment ces dernières seraient reçues par les individus.

Son analogue médiatique consiste à créer un problème pour plus tard, en se basant sur la réponse du public, le résoudre et s’ériger en tant que sauveurs sociaux.

Gradualité
Elle cherche à manipuler les citoyens de telle sorte qu’ils finissent par accepter des décisions socialement injustes. Il s’agit là d’une manipulation progressive, réalisée petit à petit, au fil des ans.

Par exemple, si l’objectif est de licencier 80% du personnel d’une grande entreprise publique, les médias qui seront au fait de cette information incorporeront des nouvelles négatives relatives à ladite entreprise (baisse des ventes, crash boursier, rumeurs d’OPA …). Il s’agira ainsi de sensibiliser et de préparer progressivement les citoyens à la « grande nouvelle ». L’annonce de but en blanc d’une telle exclusivité aurait indubitablement provoqué une révolte sociale.

Différer
Une autre stratégie de manipulation médiatique décrite par Timsit est celle qui consiste à présenter des décisions impopulaires comme « nécessaires », « pour un meilleur avenir » ou « pour notre propre bien ». Ils font naïvement croire au public que les sacrifices des citoyens entraîneront plus tard une importante amélioration.

Ainsi, les citoyens s’habituent à vivre de manière insatisfaisante. Et par un effet d’accoutumance, ils finissent par normaliser des circonstances marginales. À l’avenir, la population s’en trouvera résignée et sans la capacité d’exiger ce pour quoi elle s’est battue en premier lieu.

Infantiliser le public

Plus la prétention à manipuler les individus est grande, plus le ton utilisé à cet effet est infantilisant. Les médias s’adressent souvent au public comme s’ils étaient des enfants. Ils utilisent des arguments, des personnages ou des intonations édulcorées qui traitent les citoyens comme s’ils manquaient de maturité ou étaient mentalement faibles. L’objectif est, comme nous l’avons précisé en introduction, de rechercher une réaction soumise et docile de la population, sans une once de sens critique.

Faire appel à l’émotion

L’aspect émotionnel est beaucoup plus puissant que la réflexion aseptique et purement objective. Et les médias font appel à cette dimension affective et sensible que nous portons tous en nous.

Ainsi, ils limitent le sens critique des citoyens et contrôlent leur raisonnement. Rappelons-nous à quel point la peur est puissante et comment elle est capable de mobiliser les individus pour une cause supposée « supérieure ».

Garder le public dans l’ignorance et la médiocrité
Pour l’écrivain français, les médias préfèrent un public éloigné de la vie intellectuelle et de la culture. Isoler les individus de toutes sortes de savoirs et de connaissances leur permet de les manipuler plus facilement et de les empêcher d’adopter des attitudes d’insubordination ou de rébellion. L’information est le pouvoir.

Stimuler pour contribuer à la médiocrité
Étroitement liée à la précédente, il s’agit là d’une des stratégies de manipulation médiatique qui passe le plus inaperçue : les programmes proposés à la télévision répondent-ils aux goûts des citoyens ou sont-ils imposés par les médias ? Autrement dit, voyons-nous ce que nous voulons ou ce qu’ils veulent que nous voyions ?

Pour Timsit, ceci est très clair : nous vivons hypnotisés par le consumérisme et la banalité. Nous ne nous inquiétons pas de ce qui se passe autour de nous parce que nous sommes entraînés, habitués, à une médiocrité complaisante.

Auto-culpabilité
En même temps qu’ils nous éduquent dans l’ignorance, les médias nous font croire que nous seuls sommes responsables de nos malheurs. Et que notre faible capacité nous rend misérable et infructueux. Ils cherchent l’auto-incrimination à travers l’auto-culpabilisation. Ils rendent ainsi inactive la mobilisation sociale.

Pour être en mesure de contrôler il est nécessaire de connaître. Et les oligarchies actuelles se sont parfaitement occupées de cela. Pour l’auteur français, les avancées psychologiques, sociales et technologiques permettent aux grandes entreprises de savoir comment chaque individu respire. Le « système » nous connaît et grâce à son pouvoir, il peut exercer la manipulation qui lui convient à chaque instant.

Ce décalogue de Timsit, avec les stratégies de manipulation médiatique, est l’un des plus utilisés actuellement pour étudier le système des pouvoirs. Connaissez-vous d’autres méthodes de contrôle massif de la population qui soient utilisées aujourd’hui par les médias ?

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